Charles Deulin

Résumé

Charles Deulin Contes du roi Cambrinus (1874)

Le château avait pour verte parure un lierre immense. Il se mirait dans un beau lac encadré par la forêt, et c'est pourquoi on l'appelait le château de Sebourg, qui, dans la langue du temps jadis, signifiait le château du Lac.
Le petit aventurier leva les yeux et vit à la fenêtre une jeune princesse d'une beauté merveilleuse. « Que n'est-ce là, s'apensa-t-il, celle qui doit m'aimer pour moi-même! »
Il entra dans le château et s'enquit du seigneur: on lui dit que c'était le roi du Pays-Vert. Il demanda si le roi pouvait lui donner du travail.
Source : Gallica

Charles Deulin Contes du roi Cambrinus (1874)

Le duc ne se possédait pas de joie.
— Que veux-tu pour ta récompense ? dit-il à La Ramée.
— C'est vingt patards , répondit celui-ci en soupirant.
Et tout bas il se disait : « Quel absurde animal que ce sorcier ! Ce qu'il vous donne d'une main, il vous le reprend de l'autre. »
Mais le duc se moqua de lui et fit apporter une énorme bourse toute pleine de louis d'or. Les yeux de La Ramée brillèrent comme des lumerotes, et pourtant il tint bon.
— Surtout, s'écriait-il, ne mettez pas la bourse dans mon sac !
Source : Gallica

Charles Deulin Contes du roi Cambrinus (1874)

Je suis la reine des fées, et c'est moi que tu as sauvée de cette méchante araignée, un matin que, suivant la loi qui, un jour par an, nous change en bêtes, je me cachais au bois sous forme de mouche. C'est pourquoi tu vas être récompensé, de même que sera puni l'ingrat qui a voulu te ravir ta princesse.
Elle le toucha de sa baguette, qui était une fine épingle d'or. Aussitôt sa bosse se fondit, et il parut droit et bien fait comme vous et moi.
— Tiens! ton fiancé qui n'a plus sa bosse! s'écria le baron.
— Il était donc bossu? dit Eglantine.
Source : Gallica

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