Jules Hosch

Élements biographiques

Jules Hosch Folles amours (1878)

Mathilde, Mathilde, c'est ton frère qui t'appelle, ton frère qui t'a tant prodigué de caresses et de baisers, ton frère, ton pauvre frère qui se meurt et qui t'implore. Oh! sauve moi, ne me laisse pas périr seul et misérable, ne me laisse pas maudire l'humanité, ne me laisse pas blasphémer contre le ciel, sauve-moi, sauve-moi pendant qu'il en est temps encore. Au nom du Dieu en qui tu crois, au nom de tout ce que tu peux avoir de plus cher au monde, sauve-moi, aime-moi un peu, laisse-moi t'aimer, je suis trop jeune pour t'arracher de mon cœur : j'aime mieux mourir !
Source : Gallica

Jules Hosch Folles amours (1878)

Tu battais dans son cœur, tu vibrais dans ses pulsations, tu vivais, tu aimais, tu chantais dans sa poitrine. Mais un serpent est venu qui lui a rongé les entrailles et qui a bavé sur ses nerfs son venin qui brûle, qui dévore, qui tue. Maintenant il est trop tard.
Ton fils, ton enfant, ton bel enfant n'est plus
qu'un cadavre, qu'un squelette qui ne peut plus te comprendre, qui ne peut plus comprendre cette vie qu'il n'a jamais comprise. 0 nature, ô mère ; si tu peux me sauver encore, grâce. Grâce, ô sombre maladie, grâce, ô misère, épargnez-moi, ayez pitié de moi. Je n'ai pas vingt ans.
Source : Gallica

Jules Hosch Folles amours (1878)

Ainsi livrée à moi dans un confiant et amoureux abandon tu semblais un ange plutôt qu'une créature humaine. Plus de gêne, plus de réserve, l'amour avait anéanti toutes les retenues, toutes les pudeurs de la femme ; tu étais bien à moi, tout entière à moi, et voyant cela je pleurais, mais cette fois c'étaient des larmes de bonheur et d'amour. Ce rêve, doit-il s'accomplir? Comprendras-tu enfin que l'amour vrai ne frappe qu'une fois à la porte de la vie d'une femme, que devant lui doivent disparaître toutes les considérations humaines? Oh!
mon cœur le souhaite mais il n'ose l'espérer.
Source : Gallica

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