Résumé

Voix croisées autour du "Mauvais garçon" (2006)

Le roman est celui d'une adolescence. Les quatre années de guerre sont pour Bernard celles qui le conduisent de la fin de l'enfance au seuil de l'âge adulte. Comme tous les adolescents, il est impatient, méprisant, révolté, mais révolté jusqu'à un certain point seulement, fidèle malgré tout, sans même s'en rendre compte, à toutes sortes de notions qui lui viennent de son milieu et de son éducation. Il se sent coupable, coupable d'être révolté et coupable de ne pas l'être assez, coupable des désirs, des timidités, des audaces, des humiliations qui rendent cet âge si douloureux.
Source : Gallica

Voix croisées autour du "Mauvais garçon" (2006)

Un enfant grandit pendant la guerre et fait l'apprentissage de la vie d'homme : apprentissage de l'amour, de la force, de l'amitié ; de bien d'autres choses encore dont les hommes ne se rendent plus compte. Cet enfant n'est pas un héros, une fatalité assez sombre pèse sur ses moindres surprises. Mais il est humain, il explique et éclaire bien des jeunes hommes d'après guerre, il est près de nous jusque dans ses fureurs et sa révolte. L'on n'oubliera pas plus que le Grand Meaulnes, la singulière histoire d'Yvonne Cœur-Avide et de Marie, le mauvais garçon, le domaine des Chazeaux.
Source : Gallica

Voix croisées autour du "Mauvais garçon" (2006)

Pour succomber au charme de ce monde de campagne, pour en pénétrer la mystérieuse vérité, il faut lui être extérieur et en même temps accepter de se fondre en lui. Comment ne pas voir là une description, voire une justification, de la position qui est celle d'Henri Pourrat lui-même, à l'écoute de ce monde et de ses contes ?
D'autant plus que le roman nous montre comment Bernard dépouille peu à peu les oripeaux de l'imagination dont il habillait tout d'abord ce monde et qui le rendaient séduisant à ses yeux, jusqu'à le découvrir et à l'aimer pour lui-même, dans sa vérité nue.
Source : Gallica

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