Joseph-Marie Portalis,
De la guerre considérée dans ses rapports avec les destinées du genre humain…
(1856)
“ Comment une loi dont l'amour des hommes et la miséricorde divine sont les fondements, a-t-elle pu enflammer son cœur sans éclairer son esprit ? Sans doute, le salut par le sang, comme parle le comte de Maistre, ou l'expiation du péché au prix d'un sacrifice sanglant, est le fondement de la foi chrétienne ; mais ce n'est ni le sang des animaux, ni le sang des hommes qui doit couler ; ce ne sont pas des victimes mortelles qui doivent être immolées; c'est une victime sans tache. C'est un médiateur divin qui opère, par son généreux sacrifice, la réhabilitation du genre humain déchu. ”

