Résumé

Portrait de Roger Portalis Roger Portalis Claude Hoin (1750-1817), gouaches… (1900)

Oui, mon Amélie, ce sentiment est à nos coeurs ce que le soleil est à la terre. Sans le soleil, point de production, point de beaux jours, point de beaux lieux : la nature semble être en deuil. Sans amour, l'homme est stérile ; il végète, languit, toutes les richesses de la nature ne sont rien pour lui. C'est lorsqu'il a le bonheur de rencontrer un être conforme à ses désirs qu'il commence à sentir qu'il est quelque chose. Le désir d'épancher son âme l'attire involontairement près de cet objet qu'il distingue.
Source : Gallica

Portrait de Roger Portalis Roger Portalis Claude Hoin (1750-1817), gouaches… (1900)

Quand un artiste est vraiment original, sa personnalité se décèle à l'instant à l'oeil tant soit peu exercé. A je ne sais quoi de nacré dans les chairs et d'argenté dans le paysage, avec rehauts de tons chauds et roussâtres, à la sveltesse d'une jeune femme vêtue d'étoffes légères où courent de blanches rayures, aux reflets mordorés de sou corsage, aux fleurs qu'elle porte à la main, on s'écrie : Tiens ! un Hoin ! On ne peut s'y tromper pour la plus importante de ces belles solitaires, parue sous le titre de La Promenade dans le parc, à la vente Hulot (1892) .
Source : Gallica

Portrait de Roger Portalis Roger Portalis Claude Hoin (1750-1817), gouaches… (1900)

Dans un paysage automnal d'une tonalité délicieuse, Nina, en robe de mousseline blanche à ceinture violette, assise sur un banc, des fleurs à la main, les traits contractés par la douleur, chante l'ariette célèbre :
Quand le bien-aimé reviendra Près de sa languissante amie, Le printemps alors renaîtra, L'herbe sera toujours fleurie, Mais je regarde, hélas ! hélas ! Le bien-aimé ne revient pas !
L'artiste s'est efforcé de rendre l'expression de tristesse et d'angoisse que savait donner à ses traits Mme Dugazon et de traduire avec exactitude et vérité l'effet produit par elle au théâtre.
Source : Gallica

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