Résumé

Peintures et dessins de l'École française (1938)

La femme, encore jeune et débordante de santé, est une joyeuse commère aux yeux vifs, au teint fleuri, elle est contente de poser devant l'artiste et elle s'est mise en frais pour lui faire honneur.
Un bonnet de gaze qui encadre des frisons acajou et où s'érigent en guise de plumet des coques de satin blanc, étale ses larges brides sur l'opulente poitrine ; un fichu de linon recouvre le corsage de taffetas noisette ; tout est douceur blonde et dorée sur la transparence du fond gris.
Source : Gallica

Peintures et dessins de l'École française (1938)

On a souvent fait honneur de cet ouvrage à Simon Vouët, pour l'ampleur et tout ensemble la souplesse des formes, comme pour le rayonnement d'un épiderme laiteux caressé d'ombres fluides.
Mais ici la beauté est poésie de l'âme et des sens, alors que Vouët a coutume d'y célébrer surtout le voluptueux éveil du désir. La candide noblesse du jeune corps, chaste et ingénu dans son épanouissement charnel, a donc paru à quelques critiques se rapprocher plutôt de certaines œuvres de Le Sueur.
Source : Gallica

Peintures et dessins de l'École française (1938)

Un ovale allongé, d'une déclicate pâleur, des yeux de pervenche où flotte un vague ennui s'encadrent dans les fanfreluches mousseuses d'une capeline de deuil allégeant le noir mat du corsage.
On est mélancolique comme il sied mais aussi bien n'y a-t-il qu'un temps pour le deuil. La facture légère, l'exécution souple et adroite ne vont pas au rebours du sentiment à fleur de peau. (Jeanne Magnin, pages inédites.)
Ecole française, première moitié du XIXe siècle.
Source : Gallica

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