Résumé

Nicolas Haillant L'Autorité paternelle dans l'histoire du droit… (1873)

Les Romains distinguaient soigneusement deux cas de folie, ou plutôt ils admettaient la folie proprement dite et l'imbécillité, ou faiblesse d'esprit. Lorsque le chef de famille est en état de folie, furiosus, le consentement qu'il donne est évidemment vicié. Néanmoins comme aucune atteinte n'était portée aux droits du père, on admit même à la longue, que la fille pouvait se marier sans son consentement : nous savons déjà, en effet, que la fille par son mariage entre avec ces enfants dans une autre famille. Mais on ne pouvait tenir le même raisonnement quand il s'agissait du mariage du fils.
Source : Gallica

Nicolas Haillant L'Autorité paternelle dans l'histoire du droit… (1873)

Tandis que des esprits justes, élevés et honnêtes suivaient encore avec sincérité et bonne foi la loi romaine et en enseignaient dans leurs doctes livres les principes surannés, d'autres hommes, obscurs jusqu'alors, mais remplis de bon sens, rendaient enfin la famille à elle-même, et sans compromettre le principe même de l'autorité paternelle, suivaient la nature, écoutaient leur raison, qui n'était plus aveuglée par les préjugés, et faisaient réellement du fils de famille un citoyen indépendant, et le trouvaient capable et digne de fonder une famille distincte de celle du père.
Source : Gallica

Nicolas Haillant L'Autorité paternelle dans l'histoire du droit… (1873)

« Un père, dit-il, quand il engendre et nourrit des enfants, ne fait en cela que le tiers de sa tâche. Il doit des hommes à son espèce, il doit à la société des hommes sociables, il doit à l'Etat des citoyens. » Un autre puissant génie, Kant, s'appuyant sur l'idée de personnalité qui caractérise le fruit de l'union du couple, et sur le fait de la naissance de cet enfant sans sa volonté, mais bien par celle de ses parents, fonde la puissance paternelle sur le devoir.
Source : Gallica

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