Résumé

Émile Chauvin Des droits du père sur la personne de ses enfants légitimes… (1893)

Dans le groupe familial de l'ancienne Rome, le père est le prêtre, il dit le droit, il le réalise, il réunit les pouvoirs; cela ne veut pas dire qu'il en abuse. La justice, l'équité est à l'intérieur.
Regardons maintenant la patria potestas du dehors : c'est l'écorce et le fruit est caché ; c'est le pouvoir absolu, la souveraineté qui ressemble à un droit
Source : Gallica

Émile Chauvin Des droits du père sur la personne de ses enfants légitimes… (1893)

La déchéance totale, peine qui frappe fort ou ne frappe pas, est un phénomène juridique isolé en Europe, il ressemble à la capitis deminutio, à la mort civile, à l'émanci pation forcée, tous expédients de logique ; rend-il raison de l'insuffisance pratique de la loi ? — Il semble que oui puisque le juge, obligé de frapper fort, hésite à sevir et que ce point de vue entraîne une étroite délimitation du cercle de ceux qui peuvent dénoncer les abus ; autant de chances d'application que l'on s'enlève à l'avance.
Source : Gallica

Émile Chauvin Des droits du père sur la personne de ses enfants légitimes… (1893)

Il est vrai que le législateur a voulu en même temps, conserver à la puissance paternelle son caractère de pouvoir de protection, mais l'esprit de la loi est en un sens, le texte dans l'autre ; les devoirs du père ne sont pas sanctionnés, ses droits sont très bien protégés. Les seules garanties de l'enfant sont les restrictions, renouvelées des arrêts de 1673, que l'on apporte au droit de correction et surtout le partage de l'autorité entre les deux parents, qui autorise aux cas de divorce et de séparation de corps, l'intervention exceptionnelle du magistrat.
Source : Gallica

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