Georges Mazoyhié

Résumé

Georges Mazoyhié Le Droit de garde (1910)

L'autorité des père et mère n'est pas une conséquence du mariage. C'est un droit fondé « sur la nature et sur la raison ». C'est moins un droit qu'un devoir, devoir de protection imposé aux parents qui naît de lui-même par le seul fait de la conception et qui est indépendant de toute idée de mariage. Aussi la controverse ne s'élevait que pour l'attribution de l'exercice de la puissance paternelle.
Source : Gallica

Georges Mazoyhié Le Droit de garde (1910)

Il en est autrement au décès de l'époux gardien. Il ne s'agit plus de régler une situation entre conjoints divorcés. Le survivant reprend l'exercice de la puissance paternelle entière. Il en recouvre tous les attributs. Toutes les charges lui incombent, tous les profits doivent lui être acquis.
Il est beaucoup plus délicat de le prononcer quand le divorce a été prononcé aux torts du mari. La mère a-t-elle l'usufruit légal des biens de l'enfant ? Un parti important de la doctrine refuse cette jouissance à la mère tant que le décès du père n'est pas survenu (1) .
Source : Gallica

Georges Mazoyhié Le Droit de garde (1910)

Non seulement les tribunaux jouissent d'un pouvoir absolu dans l'attribution du droit de garde, mais ils en règlent encore souverainement l'exercice. Ils peuvent par exemple placer les enfants dans une maison d'éducation et décider que les parents auront le droit de les voir à des périodes déterminées, que les enfants passeront chez leurs père et mère successivement une partie de leurs vacances, que l'époux non gardien aura le droit d'avoir les enfants pendant un certain nombre de jours et à certaines époques.
Source : Gallica

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