Résumé

A ceux qui me liront ; avec une lettre à M. Auguste Fabre… (1831)

Qu'on y songe à deux fois; le peuple est bon, mais jaloux, de ses droits, il aime la bonne foi, c'est le second caractère de sa royauté ; il trouva dans la mauvaise foi du dernier règne l'indignation qui fit sauter en éclats un trône de quinze ans. Le peuple est las d'être trompé ; on aura beau le bercer dans les langes de sa misère, il veillera toujours. Nos gouverneurs rampent devant lui en levant une tête
orgueilleuse, prenez garde : c'est Hercule au berceau qui écrase des serpens. Justice n'est pas vengeance.
Source : Gallica

A ceux qui me liront ; avec une lettre à M. Auguste Fabre… (1831)

Le despotisme peut tuer quelques membres, le corps survit toujours à ses blessures, il ne vit que plus robuste de la vie du membre amputé. Ils vivront les héros de notre glorieuse révolution, ils vivront pour jouir du triomphe que nous devons à la bravoure du peuple. Tranquilles à l'abri des lois, fiers de l'amour de tous les citoyens, qu'ils reposent en paix à l'ombré des lauriers de leur victoire, nous voulons être et nous serons libres... Malheur aux tyrans !...
Source : Gallica

A ceux qui me liront ; avec une lettre à M. Auguste Fabre… (1831)

Manuel tombe de la tribune pour passer dans ce temple où l'étranger pourra lire : « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». C'est l'ostracisme de la mort, mais cet ostracisme est glorieux ; Foy y sera, et Foy, vous le savez, fut long-temps l'âme du peuple ; son coeur battit toujours sous la main du despotisme, qui avait presque arrêté les mouvemens du nôtre.. Le génie de la superstition a fui de ce lieu pour rentrer à jamais dans ses abîmes obscurs ; démasqué par la philosophie et le patriotisme, il n'a pu soutenir la faible lumière qui éclaire ce cimetière des grands hommes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature