Résumé

La charte constitutionnelle, appuyée en 1830 sur le "Contrat social"… (1830)

Le peuple, en faisant un digne usage de la souveraineté , doit confier le gouvernement à la sollicitude de celui qui offre le plus de garantie pour l'exécution du pacte : or, l'homme qui, depuis sa naissance, a su mépriser l'illusion des grandeurs pour prendre soin de ses affaires domestiques, et s'acquitter scrupuleusement des devoirs de citoyen ; le citoyen qui a combattu pour la liberté, qui en a arboré les fiers insignes ; un prince de cette trempe est bien digne d'une couronne, et capable de saisir le timon des charges publiques, de devenir le chef du corps politique.
Source : Gallica

La charte constitutionnelle, appuyée en 1830 sur le "Contrat social"… (1830)

Le corps politique, aussi bien que le corps de l'homme, commence à mourir dès sa naissance, et porte en lui-même les causes de sa destruction ; mais l'un et l'autre peut avoir une constitution plus ou moins robuste, et propre à le conserver plus ou moins long-tems. La constitution de l'homme est l'ouvrage de la nature, celle de l'état est l'ouvrage de l'art. Il ne dépend pas des hommes de prolonger leur vie, mais il dépend d'eux de prolonger celle de l'Etat aussi loin qu'il est possible, en lui donnant la meilleure constitution qu'il puisse avoir.
Source : Gallica

La charte constitutionnelle, appuyée en 1830 sur le "Contrat social"… (1830)

Jusqu'ici, nous avons considéré le prince comme une personne morale et collective (en parlant de la démocratie et de l'aristocratie) , unie par la force des lois, et dépositaire, dans ce cas, de la puissance exécutive. Nous avons maintenant à considérer cette puissance réunie entre les mains d'une personne naturelle, d'un homme réel, qui seul ait droit d'en disposer selon les lois. C'est ce qu'on appèle un monarque ou un roi.
Source : Gallica

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