Résumé

Nicolas Massias Du Serment politique, par le baron Massias… (1833)

Dans les premiers, en prêtant serment de fidélité au roi, il est entendu que l'obéissance n'est sujette à aucune condition ; ce que le roi veut, dit vouloir, est loi. Si dit le roi, si dit la loi. Mais les rois sont hommes, et sujets à vouloir des injustices; en leur prêtant serment de fidélité, on s'engage en quelque sorte à reconnaître pour devoir l'obéissance à des ordres injustes, ce dont les États despotiques et monarchiques ne fournissent que de trop nombreux exemples.
Source : Gallica

Nicolas Massias Du Serment politique, par le baron Massias… (1833)

Quant à l'inefficacité du serment considérée hors des faits et en elle-même, elle est démentie par la voie du coeur humain que révolte le parjure. Chacun sent que le serment confirme l'homme de bien dans son devoir, qu'il y retient celui dont la foi est chancelante, et qu'il fait même craindre au méchant les conséquences d'une violation que chacun peut lui reprocher.
Source : Gallica

Nicolas Massias Du Serment politique, par le baron Massias… (1833)

DU SERMENT DE FIDELITE AU ROI, DANS LES GOUVERNEMENTS ABSOLUS, ET DANS LES GOUVERNEMENTS REPRÉSENTATIFS.
Le serment, qui lie les individus entre eux, les lie aussi à la société.
La société étant un être abstrait auquel on ne peut prêter un serment positif, on le prête au chef qui la représente. Dans les Etats despotiques, le chef est le maître de la société qu'il régit par ses volontés qui sont loi : sic volo, sic jubeo, stet pro ratione voluntas.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature