Résumé

Considérations sur le serment sous le rapport religieux

On serment. insignifiant, comme on l'appelle, implique contradiction dans les termes, en même temps que c'est un langage blasphématoire; car on ne s'excile , on ne s'autorise pas à moins qu'à jurer en vain.
On allègue encore, pour infirmer la validité, et le lien du serment, l'indifférence religieuse du gouvernement ; mais c'est se méprendre singulièrement, et se montrer fort étranger à la nature et à la force constitutive du serment.
Source : Gallica

Considérations sur le serment sous le rapport religieux

Mais l'exemple du clergé ne saurait être cité, pour autoriser un serment qui n'a rien de commun avec le sien. Le clergé n'a point, lui, comme ministère tout spirituel, et appartenant à un royaume qui n'est pas de ce monde, d'intentions politiques dans les engagemens de sujétion qu'il prend indistinctement envers tout gouvernement, sous l'autorité duquel il peut planter une croix , la faire adorer , prêcher l'évangile, procurer, en un mot, le salut des âmes.
Source : Gallica

Considérations sur le serment sous le rapport religieux

Qu'un chrétien fit, intervenir son Dieu comme témoin de son imposture ? Oui, ce chrétien, dans une pareille situation, a dû craindre de souiller sa conscience, bien plus que de perdre sa vie. — Des armées ennemies, en présence, et sous les armes , en viennent incontestablement aux mains dans des vues homicides ; et toutefois, lorsqu'elles se jurent réciproquement quoique ce; soit, nous comblons d'éloges ceux qui gardent inviolablement la foi jurée , et nous vouons à l'exécration ceux qui la violent.
Quiconque trompe l'attente de ceux auxquels il fait serment, ne petit pas ne pas être parjure.
Source : Gallica

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