Jean Paul

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Résumé

Portrait de Jean Paul Jean Paul Le serment au XIXe siècle (1869)

« — Le suffrage universel constitue un droit inviolable, dit l'autre, je dois pouvoir l'exercer librement; si l'on m'impose un serment, cet acte est nul ipso facto, en vertu du Code civil proclamant le contrat nul, lorsque le consentement n'a pas été libre. »
« — Le serment n'engage à rien, dit un troisième ; il renferme deux propositions contradictoires. Si l'Empereur viole la Constitution, que ferai-je?
«En obéissant à la loi, je viole mon serment de fidélité.
« En maintenant ma fidélité, je viole la loi. »
Criminel d'un côté ! parjure de l'autre ! Que faiie ? pauvre conscience du sujet!
Source : Gallica

Portrait de Jean Paul Jean Paul Le serment au XIXe siècle (1869)

Peut-on admettre la prescription en matière de violation de serment?
J'ai lu que dans la société des Francs-maons, il se prêtait un serment non moins burlesque que les autres.
Cette société cherche à répandre ses principes par la science et la persuasion. — Pourquoi alors fait-elle prêter serment sur une épée, symbole de la force, négation de la parole, de h science et du droit?
Elle admet la liberté de conscience. Pourquoi alors, fait-elle intervenir la Divinité à la réception d'un libre penseur?
Source : Gallica

Portrait de Jean Paul Jean Paul Le serment au XIXe siècle (1869)

La science morale lui apprendra que s'il est bon de se défaire du serment, il y a nécessité de maintenir le respect de la parole.
Le mentir, a dit Montaigne, est un maudit vice. Il faudrait le poursuivre à feu par dessus tous les autres crimes. Nous ne sommes hommes et nous ne nous tenons les uns aux autres que par la parole.
Source : Gallica

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