Jean Paul,
Le serment au XIXe siècle
(1869)
“ « — Le suffrage universel constitue un droit inviolable, dit l'autre, je dois pouvoir l'exercer librement; si l'on m'impose un serment, cet acte est nul ipso facto, en vertu du Code civil proclamant le contrat nul, lorsque le consentement n'a pas été libre. » « — Le serment n'engage à rien, dit un troisième ; il renferme deux propositions contradictoires. Si l'Empereur viole la Constitution, que ferai-je? «En obéissant à la loi, je viole mon serment de fidélité. « En maintenant ma fidélité, je viole la loi. » Criminel d'un côté ! parjure de l'autre ! Que faiie ? pauvre conscience du sujet! ”
