Résumé

Portrait de Jacques Berriat-Saint-Prix Jacques Berriat-Saint-Prix Comparaison approximative de la criminalité en France… (1845)

Si la crainte d'une peine doit, comme cela est probable, détourner du mal à proportion de sa sévérité, on aurait dû, au XVIIe siècle, avoir bien moins souvent à infliger la peine capitale qu'au XIXe , où elle se borne à la privation de la vie, privation opérée avec une telle rapidité que le patient ne doit pas s'en apercevoir. Il en était autrement, ce qui, sans doute, n'annonce pas qu'on eût alors moins de penchant au crime.
Guy-Patin nous donne, en effet, le récit des exécutions capitales suivantes : quatre-vingt-huit par la potence ou strangulation
Source : Gallica

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En effet, depuis de longues années, les crimes les plus grands sont commis presque tous par des personnes appartenant aux classes inférieures de la société, à celles qui sont le plus dépourvues d'instruction ou d'éducation, tandis que, au XVIIe siècle, on y voit participer les bourgeois, les nobles, les prêtres, et même, chose à peu près sans exemple aujourd'hui, les magistrats.
Source : Gallica

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Guy-Patin, professeur au collége de France, possédant une nombreuse clientèle, et entretenant un commerce de lettres avec beaucoup de personnes, devait avoir trop peu de loisirs pour s'enquérir de faits étrangers à sa profession, tels que les exécutions et les crimes'; il est donc probable qu'il n'a mentionné que ceux qui avaient eu un certain éclat, et, par conséquent, un nombre de ces faits, bien inférieur à leur nombre effectif.
Source : Gallica

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