Un Russe ou Eléonore, histoire tirée de la révolution de 1789 (1831)
“ Je m'étais relevée : vous pouvez juger de ma situation, je tenais toujours mes ciseaux à la main, et ils étaient couverts de sang; je n'eus jamais la force de dire autre chose que ces mots avec l'accent du désespoir : n'abandonnez pas une malheureuse : protégez-moi. Cependant après avoir examiné les blessures de Nemorin, un de ses camarades dit qu'il croyait qu'elles n'auraient pas de suite, on l'avait essuyé avec un mouchoir et je l'entendis dire : mes amis n'abandonnez pas cette vertueuse personne ; notre commandant a sans doute été un scélérat envers elle, comme envers moi. ”
