Résumé

par Joseph Déjacque Discours prononcé le 26 juillet 1853 sur la tombe de Louise Julien…

Aujourd'hui, c'est une obscure citoyenne, un coeur et un front de poète ; c'est une faible voix de femme ensevelie dans les profondeurs du prolétariat, mais une voix aiguisée par l'idée, une voix-stylet, qui fait pâlir le crime heureux et trembler un trône hérissé de milliers de canons et de cent milliers de baïonnettes ! C'est une femme malade et infirme et qui, - le corps appuyé sur sa béquille, l'âme étayée d'une pensée d'avenir, - brave un sceptre, rompt sous l'effort, mais ne ploie pas...
Source : Wikisource

par Joseph Déjacque Discours prononcé le 26 juillet 1853 sur la tombe de Louise Julien…

Avant que cette terre ne recouvre ton linceuil, ô Louise Julien, je te salue, femme, pour toutes les femmes qui, comme toi, brisant par le coeur et la pensée le cercle étroit de la petite famille, ce carcan qui étreint à la gorge les sentiments sociaux, - s'élancent au sein de la grande famille humaine et y répandent leur ineffable et prodigue amour, cet amour infini que le Christ, en expirant sur la croix, exhala dans un dernier soupir.
Source : Wikisource

par Joseph Déjacque Discours prononcé le 26 juillet 1853 sur la tombe de Louise Julien…

Ceux-là meurent qui, ayant vécu mûrés dans un coin de leur être, descendent au cercueil enveloppés dans leur imbécile égoïsme ; mais quand on a vécu dans l'humanité et pour l'humanité ; quand on a laissé de son coeur dans tous les coeurs, de ses larmes sur toutes les misères, de son sang dans toutes les hécatombes, oh ! alors, on ne meurt pas : la tombe n'est que le berceau de l'immortalité.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature