Résumé

Cotton d'Englesqueville Le Socialisme, par M. Cotton d'Englesqueville…

Le socialisme, c'est la misère.
Lorsque les passions sont déchaînées, lorsqu'on a soufflé à des millions d'hommes le mot de révolte, lorsqu'enfin les veines de la nation sont remplies de perturbation, et que le pied dans la boue, la tête perdue, le sang au coeur, le malheureux attend la reprise de ses travaux, alors la détresse s'accroît et s'échauffe à mesure que la chaleur vitale abandonne ces braves gens que les novateurs ont poussés hors des ateliers pour en faire des politiques et des apprentis de la science gouvernementale.
Source : Gallica

Cotton d'Englesqueville Le Socialisme, par M. Cotton d'Englesqueville…

Sois socialiste. Le chaumage le pousse en ayant ; il ne réfléchit plus, car bientôt il a faim, et vote pour le socialisme, comme le voyageur tourmenté par la soif court vers le mirage des eaux. Il s'engage dans un avenir inconnu et se joint, malgré sa candeur et sa probité, à ces hommes au langage doré, à la passion brutale, qui spéculent sur ses besoins, sur ses infirmités, sur sa misère, épiant l'accroissement de ses douleurs pour lui faire tenter toutes les voies, tous les moyens.
Le socialisme, c'est la mauvaise foi.
Source : Gallica

Cotton d'Englesqueville Le Socialisme, par M. Cotton d'Englesqueville…

Si on se mutine contre une loi, si on blasphème contre le riche, si on nie l'existence de la divinité , on est un héros. Ayez-vous introduit le trouble dans les idées, jeté une perturbation dans votre pays telle qu'il est même impossible de l'envisager , vous êtes le dieu des socialistes, le maître consommé de la tactique phalanstérienne. Que seriez-vous donc si, à la suite d'un si grand malheur, vous étiez assez heureux pour faire ruisseler par la ville des rivières de sang? On vous élèverait des autels , on vous brûlerait des parfums !
Le socialisme, c'est la bataille.
Source : Gallica

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