Résumé

Adolphe Lambert A tout le monde, troisième causerie électorale… (1849)

Quand on a parlé du socialisme, fantôme effrayant, espèce de bête à sept têtes, avec des gueules garnies de crocs et de griffes à perte de vue, monstre qui veut, disent les ennemis du peuple, voler vos champs, partager vos femmes et croquer vos filles, je me suis rappelé le procédé de ma bonne mère. Et comme il m'arrive, à moi, aux heures où d'autres dansent dans les salons, de prendre un livre, après avoir endormi mon fils sur mes genoux, et d'ajouter le charme de l'étude au bonheur de la vie de famille, j'ai, cet hiver, employé mes veillées à apprendre le socialisme.
Source : Gallica

Adolphe Lambert A tout le monde, troisième causerie électorale… (1849)

Croyez-vous que les socialistes sont des destructeurs de la famille?
Quand ils demandent pour vos enfants ces salles d'asile, premiers foyers du travail attrayant, d'instruction et de vertu ?
Quand ils veulent remédier, par une organisation meilleure , à l'immoralité, à l'insalubrité, à l'abrutissement qui tue le sentiment et détériore la santé des enfants et des adultes, occupés pêle-mêle et comme des machines, dans les manufactures?
Quand ils soutiennent que la prévoyance sociale doit être étendue à tous les faibles, aux infirmes, aux vieillards?
Le socialisme!
Source : Gallica

Adolphe Lambert A tout le monde, troisième causerie électorale… (1849)

Ce sont des hommes sans entrailles, sans foi ni noblesse, sans coeur et sans âme ; qui verraient impitoyablement mourir de faim leur frère ou leur soeur; qui se disent sans peur et sans reproche, parce qu'ils font leur chemin sur la lisière du code ; qui cachent des, vices et montrent des écus transformés en vertus ; qui présentent l'avarice comme une sage économie, et l'inexorable dureté comme prudence nécessaire; qui ne tiennent pas plus au gouvernement du bon Dieu qu'à celui du diable ; qui veulent seulement que quelqu'un ou quelque chose gouverne
Source : Gallica

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