Victor Hippolyte Solon

Résumé

Victor Hippolyte Solon Déclaration du droit au travail… (1848)

Or, je le demande : quel est le citoyen qui ne reculera pas devant ces conséquences inévitables de l'obligation imposée à l'Etat? Qui voudra rester sous la surveillance et la direction continue des hommes du pouvoir? N'est-il pas évident que, lié par un contrat politique qui le soumet au travail, comme condition de l'entretien auquel il a droit, le citoyen n'aura plus son indépendance, sa dignité, son libre arbitre.
Source : Gallica

Victor Hippolyte Solon Déclaration du droit au travail… (1848)

Disons d'abord qu'il n'en sera pas de. la déclaration du. droit au travail comme de la devise qui nous déclare libres, égaux et frères. — Celle-ci n'oblige à rien ; car elle n'aura jamais de sanction assez forte pour dominer l'interprétation que chacun, au point de vue de sa position, de ses intérêts, de son intelligence, donne aux principes de liberté, d'égalité, et de fraternité. — Quant à la déclaration du droit au travail, elle ne sera pas seulement un dogme politique écrit sur le sable mouvant d'une Constitution
Source : Gallica

Victor Hippolyte Solon Déclaration du droit au travail… (1848)

Quelques écrivains qui, depuis quelque temps, se décernent, dans leurs journaux, le titre de socialistes, demandent que la Constitution proclame le droit au travail. Us le demandent au nom de la justice et de la nécessité ; ils le demandent comme l'unique moyen de concilier les intérêts de la société ancienne qui, suivant eux, tombe en ruine, et de la société nouvelle, qu'ils nous promettent puissante, juste et riche.
Source : Gallica

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