Résumé

Philippe Lavergne Souhaits de bonne année adressés au citoyen Louis-Napoléon Bonaparte… (1849)

Le droit au travail crée des propriétés nouvelles et n'attaque en rien les propriétés préexistantes. L'allégation d'incompatibilité ayant disparu, est-il nécessaire d'établir que le droit au travail, reconnu praticable, est préférable au droit à l'assistance ? N'est-il pas évident que le premier ménage la dignité des citoyens et augmente la richesse de l'Etat, tandis que le second avilit les particuliers et épuise le public?
Oui, citoyen Président, je le répète, parce que c'est le cri de ma conscience, — le droit au travail nous sauvera et vous sauvera avec nous.
Source : Gallica

Philippe Lavergne Souhaits de bonne année adressés au citoyen Louis-Napoléon Bonaparte… (1849)

Il n'y a qu'une organisation sociale possible, et c'est la nôtre ; de même qu'il n'y a qu'un état de nature, et c'est celui des sauvages. Mais cette organisation peut être plus ou moins rudimentaire ou perfectionnée. La société dans laquelle nous vivons n'est pas trop vieille, comme on le lui reproche : elle est trop jeune, et il s'agit non pas de la transformer, puisqu'il n'existe pas d'autre moule, mais de la parfaire graduellement jusqu'à ce qu'elle ait atteint son développement complet.
Source : Gallica

Philippe Lavergne Souhaits de bonne année adressés au citoyen Louis-Napoléon Bonaparte… (1849)

La richesse publique s'accroîtra considérablement par l'emploi utile de l'activité qui se perdait dans le chômage.
Le prolétaire ne sera plus prolétaire, il deviendra rentier, moins le honteux privilège de l'oisiveté qui n'a rien d'enviable à ses yeux. Il aura un revenu certain, égal à celui de la plupart de ces employés qu'il jalouse quelquefois, et qui ne l'emportent sur lui que par la sécurité et nullement par le bien-être. Il se moralisera, car le déshonneur emporte la perte de son droit.
Source : Gallica

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