Résumé

Haussonville Le Travail des femmes aux États-Unis et en Angleterre

L’inutilité ou l’impuissance de la législation, au moins dans un grand nombre de cas, n’est-ce pas, en effet, la conclusion qui se dégage invinciblement de cette étude et des faits que nous y avons constatés ? Aux États-Unis, pays de liberté, la condition de l’ouvrière est satisfaisante, et les drames de la misère féminine y paraissent à peu près inconnus. En Angleterre, pays de réglementation, la condition de l’ouvrière est misérable, au moins dans un grand nombre d’industries, et les pouvoirs publics, après une enquête consciencieuse, s’avouent impuissans à la relever.
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Haussonville Le Travail des femmes aux États-Unis et en Angleterre

AUX ETATS-UNIS ET EN ANGLETERRE A la veille du jour où un projet de loi, ballotté du sénat à la chambre des députés et de la chambre des députés au sénat, va, pour la première fois on France, réglementer le travail des femmes, il ne paraîtra peut-être pas sans utilité d’étudier leur condition industrielle dans deux grands pays différens du nôtre par plus d’un trait, mais comparables cependant par l’intensité de leur vie économique, je veux dire les États-Unis et l’Angleterre.
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Dans un grand nombre d’États, il n’y a pas de législation du tout, excepté pour le repos du dimanche, qui est imposé partout par les mœurs encore plus que par la loi et qui suspend aussi bien la vie du plaisir que celle du travail. Il n’y a pas sur le territoire des États-Unis une seule manufacture ouverte le dimanche, mais il n’y a non plus ni théâtres, ni courses.
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