Résumé

Louis Villermé Du Droit au travail et du droit à l'assistance… (1849)

Chacun de nos devoirs sociaux a pour corrélatif un droit social qui n'est, à bien dire, que sa contre-partie ; mais comme le travail et l'assistance ne sont que des devoirs moraux, et non pas des devoirs sociaux dont l'oubli soit passible de mesures de rigueur, ils ne correspondent qu'à des droits du même genre, donc purement moraux, qu'il serait souverainement injuste de traduire en droits sociaux à insérer dans nos lois politiques et à protéger par des clauses exigibles dirigées, soit contre la société tout entière, soit contre quelques-uns de ses membres en particulier.
Source : Gallica

Louis Villermé Du Droit au travail et du droit à l'assistance… (1849)

Le droit des individus, je le répète, n'est qu'un droit moral, parce que leur devoir corrélatif n'est aussi qu'un devoir moral. Or, il faut toujours distinguer ce qui ne dépend pas du même ordre de choses. Agir autrement, en ce qui concerne le travail et l'assistance, ce serait inscrire un non-sens, un mensonge ou un abus dans nos codes, ce serait établir une tyrannie odieuse et décréter la ruine finale de l'Etat dans la ruine préalable et la misère de tous.
Source : Gallica

Louis Villermé Du Droit au travail et du droit à l'assistance… (1849)

Le travail a été imposé à l'homme, par la nature comme nécessité, par Dieu comme devoir ; mais la société ne doit pas plus être contrainte envers celui qui manque de travail à lui en fournir qu'elle ne doit contraindre à travailler celui qui s'y refuse.
L'assistance est conseillée à l'homme, par la nature comme source de douces et fraternelles émotions, par Dieu comme devoir; mais la société ne doit pas plus être contrainte à entretenir les citoyens sans fortune qu'elle ne doit contraindre ceux qui s'y refusent à se priver, à se sacrifier pour autrui, ou à recevoir ses bienfaits.
Source : Gallica

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