Résumé

Léon Germain Les accidents du travail dans les prisons (1934)

Si, dit-on, dans le sytème de l'entreprise, on peut admettre que l'entrepreneur se livre à un véritable travail industriel en vue de réaliser un bénéfice et qu'il existe un contrat de louage d'ouvrage, tout au moins tacite, il n'en est plus de même quand c'est l'Administration pénitentiaire qui exploite la main-d'œuvre pénale en régie : elle se préoccupe du but éducatif, de l'application de la peine, a uniquement en vue l'enseignement d'un métier, l'amendement des condamnés, et ne cherche pas à tirer parti de leur travail de la manière la plus lucrative possible.
Source : Gallica

Léon Germain Les accidents du travail dans les prisons (1934)

Pour déterminer si les ouvriers sont ou non bénéficiaires de la théorie du risque professionnel, il ne s'agit pas de savoir comment leur contrat de salaire a été signé, mais bien quel genre de travail ils exécutent. Comme le disait fort justement M. Mirman à la Chambre 2: « Si ce même travail présente des dangers tels que dans l'industrie privée il soit soumis à la loi de 1898, il est clair que le fait pour eux d'être employés par un patron particulier ou par l'Etat ne suffit pas pour les priver du bénéfice de cette loi. »
Source : Gallica

Léon Germain Les accidents du travail dans les prisons (1934)

Le droit au salaire étant dénié par des criminalistes très autorisés nous préférons d'autres arguments assez puissants pour étayer notre thèse. On peut soutenir, en effet, que le droit au salaire se justifie théoriquement par ce principe, admis par la société moderne, que tout travail mérite une rétribution : comment, sans cela, exiger des détenus un labeur persévérant, encourager les efforts de ceux qui voudraient faire plus que la tâche imposée, éveiller en eux l'idée de réhabilitation morale pour l'avenir ?
Source : Gallica

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