Résumé

Antoine Regembal-Julien Un membre de l'Assemblée constituante de 1848… (1850)

On ne change pas la face d'une société aussi vite qu'on règle les affaires de sa maison ; il faut préparer de longue main les esprits à subir les changements que l'on voudrait opérer. Rappelons-nous bien qu'une liberté se rapprochant de la licence n'est pas éloignée d'un gouvernement despotique.
Voulons-nous conserver libre et pure la République française, citoyens de toutes les classes, sachons nous dévouer à l'accomplissement de nos devoirs, courbons sincèrement la tête sous l'éternel niveau que les lois sacrées de la patrie nous imposent !
Source : Gallica

Antoine Regembal-Julien Un membre de l'Assemblée constituante de 1848… (1850)

Avec une liberté illimitée des clubs dans Paris, il est impossible qu'une Assemblée nationale et un gouvernement puissent agir, à moins d'avoir toujours une armée de 80,000 hommes sous la main. Nous avons été à portée d'en reconnaître les dangers, le 15 mai et le 23 juin: c'était de l'anarchie en permanence; on mettait quelquefois en question les pouvoirs de la Constituante ; un frein était nécessaire pour arrêter ce débordement qui était parfois menaçant et jamais- calme ; j'ai voté pour la proposition.
Source : Gallica

Antoine Regembal-Julien Un membre de l'Assemblée constituante de 1848… (1850)

J'accorde l'attrait du travail pour un rentier qui cultive une petite parcelle de jardin, pour ceux qui cultivent les arts, et pour les ateliers nationaux de Paris quand ils existaient, car leur travail n'était qu'une récréation aux dépens du budget. Il est écrit que c'est à la sueur de son front que l'homme mangera son pain.
Pendant assez longtemps, et depuis l'avènement de la République , les ouvriers se sont plaints avec raison de ce que les travaux n'allaient pas; il faut convenir que la situation dans ces moments n'inspirait pas grande confiance
Source : Gallica

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