Résumé

Portrait de Jules Amigues Jules Amigues Épître au peuple. L'Empire et les ouvriers… (1877)

La liberté du commerce transforma ces entreprises ; elle eut pour résultat général la création de grandes usines, où le travail est constant, et que les patrons, pour ne point laisser courir inutilement leurs frais généraux, ne peuvent s'abstenir d'alimenter et faire fonctionner sans relâche. Autour de ces usines, les ouvriers de la campagne, réserves échelonnées de la grande armée industrielle, participent de cette abondance et de cette régularité du travail ; et tous, plus assurés du lendemain, se sentent ainsi plus maîtres d'eux-mêmes.
Source : Gallica

Portrait de Jules Amigues Jules Amigues Épître au peuple. L'Empire et les ouvriers… (1877)

Les assemblées républicaines de 1789 avaient arrangé cela; l'Assemblée républicaine de 1849 l'avait confirmé : — c'est l'Empire qui a substitué la législation démocratique de l'égalité à la législation républicaine du privilège.
Désormais, de par la loi des coalitions, les ouvriers peuvent librement débattre avec les patrons le prix de leur travail; et le droit de coalition forme, à cet égard, le complément et la contre-partie de la liberté des échanges. La liberté des échanges accroît le travail et fait baisser le prix général des objets de consommation
Source : Gallica

Portrait de Jules Amigues Jules Amigues Épître au peuple. L'Empire et les ouvriers… (1877)

La condition morale de l'ouvrier en fut relevée d'autant; car en gagnant en bien-être, il gagna en indépendance. Avant les traités de commerce, les ouvriers, dans les grands centres, étaient à la discrétion de quelques industriels, ou plutôt de quelques entrepreneurs de travail, qui ne travaillaient point par eux-mêmes, mais donnaient du travail aux ouvriers, à raison et dans la limite des commandes qu'ils recevaient.
Source : Gallica

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