Résumé

Joseph Tissot Examen de la question du droit au travail (1848)

Voilà donc tous ses citoyens appauvris, ruinés, esclaves de la chose publique, qui en reçoivent, en échange de leur travail, une misérable pâture.
Est-ce donc là l'idéal auquel on aspire? et prétend-on faire renaître de cette cendre un phénix social, la communauté peut-être? La communauté de misère, oui sans doute; la communauté de biens, non. Il n'y a plus de biens, parce qu'il n'y a plus d'industrie, parce qu'il n'y a plus de travail libre et produisant du superflu, parce qu'il n'y a plus de propriété, parce qu'enfin le droit absolu au travail a été proclamé.
Source : Gallica

Joseph Tissot Examen de la question du droit au travail (1848)

Pour les uns donc le droit n'est rien, pour les autres la morale n'est qu'un nom. Les premiers, pénétrés du sentiment vague de l'obligation morale et des devoirs qu'elle impose, érigent la bienfaisance en droit strictement exigible, et ne mettent d'autre mesure à l'obligation correspondante que l'étendue même de leurs propres besoins. Les autres, non moins convaincus de tout ce qu'il y a de sacré dans le droit, dans le respect qu'il exige, méconnaissent entièrement le devoir moral de la charité, le regardent comme une affaire de tempérament, ou d'heureuse disposition du moment.
Source : Gallica

Joseph Tissot Examen de la question du droit au travail (1848)

Par cela seul donc que l'Etat doit protéger l'exercice d'une liberté compatible avec toute autre liberté qui ne sort pas elle-même de sa sphère légitime, il doit aussi protéger le droit au travail. La protection du droit au travail n'est donc pas autre chose que la protection du droit de liberté, de la même manière que le premier de ces droits rentre nécessairement dans le second.
La société, par l'intermédiaire de ses chefs, protège le droit au travail en l'aidant à lever ou en levant elle seule tous les obstacles injustes qu'il peut rencontrer.
Source : Gallica

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