Résumé

Portrait de Alexandre Laya Alexandre Laya De la Présidence de la République… (1848)

Il faudrait récuser la plus belle de nos attributions morales, l'entraînement de notre âme, si fécond en grandes choses, pour ne pas comprendre tout ce qu'il y a de naturel dans l'orgueil qu'inspirent à nos yeux l'ambition et le succès. Le succès n'absout pas toujours ; mais les révolutions sont difficiles sans excès, et ceux qui veulent franchement un gouvernement démocratique ne peuvent méconnaître que l'on doit la République à l'audace et à la ténacité de M. Ledru-Rollin.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Laya Alexandre Laya De la Présidence de la République… (1848)

Quel est l'homme, quel est le citoyen d'une nation civilisée qui regarde les barricades comme les fortifications de la liberté, le fusil comme le conducteur de la civilisation, le sang comme le fleuve d'or de la fraternité ?
Faut-il classer parmi les partis sérieusement appelés à concourir à l'établissement de la République , au vote de la présidence , ces hommes indignes de ce titre, assassins, mutilateurs , incendiaires et pillards , qui se vengent d'avoir été mis au ban de la société ou au ban de la raison humaine ?
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Laya Alexandre Laya De la Présidence de la République… (1848)

C'est pour la France un immense malheur. M. de Lamartine n'est pas, comme on l'a dit, la conciliation. Car pour réunir il faut être une chaîne; et pour que l'union soit solide, il faut que la chaîne soit forte. La force dans un homme d'État, c'est de savoir résister énergiquement aux erreurs et aux excès. Nous comprenons qu'après le 24 février, M. de Lamartine eût hésité à se voir le seul objet des hommages de la multitude. Il a trop de grandeur dans l'âme, trop de poésie pure et suave pour dépouiller un compagnon de gloire, et c'est là le beau côté de sapoétique nature.
Source : Gallica

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