Jean-Louis Vaïsse, La révolution ! ! ! L'Église et la monarchie… (1877)
“ On sait qu'un article de loi concernant la presse exige que le fondateur ou gérant d'un journal politique verse un cautionnement, c'est-à-dire fasse, entre les mains du gouvernement, un dépôt d'argent. Le cautionnement est aujourd'hui de douze mille francs. Le cautionnement du journal, à mon avis, est un acte contraire à la bonne morale, car il consacre un principe détestable : celui que je nomme le privilège de l'argent, et, à ce point de vue, c'est-à-dire en considération des principes de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, le cautionnement d'un journal politique est immoral. ”
