Ernest Le Rebours

Résumé

Ernest Le Rebours Simples points de vue. [Signé… (1862)

Là, il trouve d'autres hommes irrités. S'irritant à mesure, de rue en rue, de groupe en groupe, le nombre se fait : la colère, sourde d'abord, se montre, finit par éclater; arrive une faute dans la répression, et vous avez une émeute le premier jour, puis une révolution le deuxième. Il a cependant fallu des siècles pour faire éclore cette science si simple de gouvernement qui consiste en cette vérité si ordinaire, si naïve qu'on la dirait de M. de la Palisse : Vous voulez que les hommes ne fassent pas de révolution?, n'est-ce pas ?
Source : Gallica

Ernest Le Rebours Simples points de vue. [Signé… (1862)

Ce voeu est splendide; il couronne dignement le livre dont il est la péroraison. Quel dommage que l'homme soit au-dessous de l'historien ! car ici le caractère fait défaut, c'est sûr. M. Thiers, grand et magnifique historien, est un homme singulièrement petit; en présence des événements passés, c'est un géant; en face des choses d'aujourd'hui, c'est un nain.
Mais ce gouvernement impersonnel, vous l'avez! Ce gouvernement calme, modéré, fort, sans entraînement du moment, vous l'avez ! Sans goût dominant pour la paix ou pour la guerre, vous l'avez!
Source : Gallica

Ernest Le Rebours Simples points de vue. [Signé… (1862)

Oui, voilà tout, voilà en deux mots bien simples toute la science du gouvernement.
Vous avez de par le monde des machines puissantes, admirables, qui tournent sur elles-mêmes avec une rapidité prodigieuse, réduisant en poudre impalpable le grain que l'on pousse entre ses meules. Ces machines sont souples, simples, obéissantes; un rien les arrête, un rien les met en mouvement. Donnez-leur à broyer des milliards de grains de blé, et elles font leur travail sans danger. Au lieu de leur pâture habituelle, jetez-leur un clou à broyer, un simple clou, et toute la machine voie en éclats.
Source : Gallica

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