Résumé

L'aspirant en Chine, ou Conversations sur l'industrie… (1850)

Mme Evans était en ville avec ses enfants, lorsque le juge y fit son entrée solennelle. Le son des trompettes, l'arrangement des hallebardiers, le costume des officiers de justice, la démarche imposante du magistrat revêtu de sa robe, tous les membres du barreau qui l'accompagnaient, la foule accourue sur le passage du cortège, frappèrent Elisa qui, après un moment de silence, dit à son frère : —Je suis sûre, Richard, que tu n'as rien vu de semblable en Chine ?
— Pas tout-à-fait. Les Chinois ont une manière sommaire de rendre la justice qui leur est toute particulière.
Source : Gallica

L'aspirant en Chine, ou Conversations sur l'industrie… (1850)

Comme le joug du Sauveur paraît aisé, quand on le compare surtout à ces atrocités de l'empire du roi des ténèbres ! N'est-ce pas que nous ne saurions jamais trop apprécier nos privilèges, et que nous ne saurions avoir trop d'ardeur pour en faire part à nos semblables ?
— Ah ! certainement, répondit M.
Evans. Mais voici le domestique qui vient desservir. Voulez-vous que nous allions prendre l'air dans le jardin? La vue des beautés de la nature délasse agréablement l'âme fatiguée par le récit de ces cruautés du monde païen.
— J'accepte votre offre avec plaisir, répondit M. Meek.
Source : Gallica

L'aspirant en Chine, ou Conversations sur l'industrie… (1850)

Mais savez-vous, continua Richard, qu'un natif de la Chine vous accuserait de folie, pour avoir noyé ces petits chiens ?
— Que pourrait-on en faire ? demanda Elisa. Le jardinier, que j'engageais à les conserver, m'a assuré, qu'en les gardant, on ferait du mal à la mère.
— Un Chinois, répondit Richard, dirait que tu en as fait un très-mauvais usage. A ta place, il les aurait fait cuire pour son dîner, et s'en serait régalé avec toute sa famille. Pour lui, un petit chien est un mets aussi délicat que l'est un bon lièvre rôti pour la plupart des Anglais.
Source : Gallica

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