Résumé

Alexandre Ular L’Épopée communiste des proscrits mandchouriens

La tempête hurle, le brouillard en déroute siffle, le tonnerre résonne au creux des vallées, des éclairs blafards interrompent un instant la longueur de la nuit ; l’aurore boréale qui pétille donne l’angoisse : le fracas de la glace qui surplombe le vide est ininterrompu : seul, l’homme, signe de démence de la terre qui le créa, peut se croire forcé de traîner malgré tout sa vie, comme, sur ses traîneaux, son ami, le chien, traîne pour lui un avoir pitoyable, l’homme, inconscient, mû par son seul malheur et l’incompréhensible attachement à sa propre nullité.
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Alexandre Ular L’Épopée communiste des proscrits mandchouriens

Nous avons affaire à un individu vigoureux, qui affronte courageusement la société et s’en libère, au vrai sens du mot, et puis après s’efface pour redevenir, de propos délibéré, le rouage d’une machine qui marche d’elle-même.
Se trouvant définitivement en dehors de l’ordre social chinois, mais empêchés par la surpopulation de vivre tranquillement, les Khonkhouses se constituèrent, selon une nécessité logique qui arrive à devenir plaisante, en ennemis de cet ordre, et formèrent une organisation de brigands.
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Alexandre Ular L’Épopée communiste des proscrits mandchouriens

Mourir dans la patrie, retourner à la vie inconsciente de l’univers au lieu même où le destin hasardeux l’en a inconsciemment tiré, c’est le dernier vœu, le rêve suprême du Chinois. Enflammés du génie du désespoir, ils traversent, telle une trombe, un empire hérissé de bayonnettes. Ils arrivent à la mer. La route de la Chine est barrée.
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