Alexandre Ular, L’Épopée communiste des proscrits mandchouriens
“ La tempête hurle, le brouillard en déroute siffle, le tonnerre résonne au creux des vallées, des éclairs blafards interrompent un instant la longueur de la nuit ; l’aurore boréale qui pétille donne l’angoisse : le fracas de la glace qui surplombe le vide est ininterrompu : seul, l’homme, signe de démence de la terre qui le créa, peut se croire forcé de traîner malgré tout sa vie, comme, sur ses traîneaux, son ami, le chien, traîne pour lui un avoir pitoyable, l’homme, inconscient, mû par son seul malheur et l’incompréhensible attachement à sa propre nullité. ”
