Résumé

Essais et notices, 1861/05

Il semble que l’on devrait associer le nom de la France au nom de l’Angleterre, et que la Russie et l’Amérique auraient bien aussi quelques mots à dire touchant les affaires de la Chine ; mais en vérité, en dehors de la Russie, qui a ses ambitions toutes particulières, la seule puissance politique en Chine, c’est l’Angleterre : M. Bruce à Pékin, M. Parkes à Canton, voilà les rois du nord et du sud du Céleste-Empire. La France est fort bien représentée, mais elle n’a rien à représenter, car ses soldats partis, et on ne les tiendra pas ici éternellement, il n’y aura plus dix Français en Chine.
Source : Wikisource

Essais et notices, 1861/05

Quelle est la portée scientifique de ce livre de M. Breton, où il fait pour Athènes ce qu’il a fait jadis pour Pompéia dans un ouvrage dont les éditions se sont promptement succédé ? Il y a deux manières de servir la science, d’abord en la créant, ensuite en la répandant. S’attaquer à un sujet difficile ou inconnu, l’éclairer par des recherches patientes, par des rapprochemens historiques, par des fouilles, par des découvertes matérielles qui entraînent des conséquences théoriques, atteindre le premier la vérité et la démontrer, voilà l’archéologie militante, celle qui fait des conquêtes.
Source : Wikisource

Essais et notices, 1861/05

Les dangers d’être dévalisés ne sont pas les seuls que courent les marchands qui pénètrent dans l’intérieur. Il est impossible d’y inspecter la soie aussi scrupuleusement qu’on le fait à Shang-haï, si on n’y traite pas avec des marchands connus et dont la réputation offre certaines garanties. Il arrive alors souvent qu’un achat qui semblait avantageux en province se trouve une fort mauvaise affaire au moment de l’inspection de la marchandise à Shang-haï. Tout cela est la faute des rebelles, et les marchands sont naturellement unanimes à les maudire du fond de leurs cœurs.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature