Résumé

Various L'Illustration, No. 3729, 15 Août 1914

On peut bien défendre avec coeur ce pays-là, cette terre séduisante.
Chez tous, c'est la même haine des Allemands. On les déteste, non seulement pour des raisons générales que chacun, plus ou moins obscurément, comprend, mais parce qu'on les connaît pour les avoir vus en France. Quelle invasion ç'a été depuis dix ans! On s'en rend compte à la haine qu'ils allument. Et puis, la France est une belle nation belliqueuse qui retrouve ses vieux instincts au premier appel.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3729, 15 Août 1914

Pour forcer le passage de la Meuse et gagner, le long du fleuve, la partie la plus vulnérable de la frontière française, l'envahisseur comptait se frayer un chemin entre les intervalles des douze forts construits, il y a vingt ans, par le fameux général Brialmont, véritable Vauban moderne, et que le génie militaire de tous les pays a toujours considérés comme des barrières extraordinairement solides.
Tenter la prise d'assaut de ces «rocs» eût exposé les assaillants à des pertes d'hommes immenses.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3729, 15 Août 1914

Il y a la guerre! On ne l'oublierait pas longtemps, car, aux fenêtres des villages traversés, sur le seuil de toutes les maisonnettes qui jalonnent la voie, des mains s'agitent, des cris s'élèvent; les enfants, les vieillards, nous jettent leur espoir et leur enthousiasme, les femmes y ajoutent des baisers; et, à toutes les gares, à tous les ponts, à tous les signaux, veillent d'anciennes figures de troupiers qui nous saluent et nous suivent d'un regard d'envie.
Source : Gutenberg

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