Résumé

H Renonas 1914, août-septembre, chants de guerre (1915)

Mais il n'est point d'excès Auxquels le petit-fils héritier ne se livre Ni d'attentats envers le Ciel qui ne l'enivre.
L'herbe ne croissait plus où passait le cheval De l'ancien fléau de Dieu : le végétal Renaîtra malgré tout sur les champs de carnage Et le peuple oublîra le feu mis au village ; Mais l'incendie affreux de Reims être oublié, Non pas ! Ici le monde entier est spolié.
L'Allemagne à ses yeux s'inflige une défaite Plus grande que le sort des armes ne l'eût faite.
Dans sa fureur aveugle art, lois d'humanité, Civilisation, foi, rien n'est respecté.
Source : Gallica

H Renonas 1914, août-septembre, chants de guerre (1915)

L'Autriche a-t-elle été prise d'épilepsie, En déclarant la guerre à la douce Russie, De se faire du coup des Slaves du pays, Sujets impatients, de mortels ennemis?
Qui dit que jusqu'au bout l'empire d'Allemagne Ne suivra pas demain l'Autriche sa compagne?
Se trouvant composé comme elle d'éléments Disparates, jaloux entre eux et mécontents D'une guerre qu'ils n'ont, diront-ils, pas voulue, Despotisme hautain, monarchie absolue, Ayant en peu de mois ruiné ses États, L'Empire est mûr enfin pour tous les attentats.
Source : Gallica

H Renonas 1914, août-septembre, chants de guerre (1915)

De la jeunesse elle est le sacré privilège ; N'y touchez point. De grâce ! improvisé stratège, Ne sortez de chez vous, et mettez-vous au lit.
Autant qu'il vous plaira tourmentez-vous l'esprit Portes closes, cessez de semer la panique Et tâchez de dormir. Un jour la République, La guerre terminée, heureuse d'un sommeil Léthargique et calmant, fêtera votre éveil A l'égal du retour des troupes triomphantes, Qui n'auront pas connu vos plaintes décevantes.
26 août.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature