H Renonas, 1914, août-septembre, chants de guerre (1915)
“ Mais il n'est point d'excès Auxquels le petit-fils héritier ne se livre Ni d'attentats envers le Ciel qui ne l'enivre. L'herbe ne croissait plus où passait le cheval De l'ancien fléau de Dieu : le végétal Renaîtra malgré tout sur les champs de carnage Et le peuple oublîra le feu mis au village ; Mais l'incendie affreux de Reims être oublié, Non pas ! Ici le monde entier est spolié. L'Allemagne à ses yeux s'inflige une défaite Plus grande que le sort des armes ne l'eût faite. Dans sa fureur aveugle art, lois d'humanité, Civilisation, foi, rien n'est respecté. ”
