Résumé

Charles Malo La Question de Nancy et la défense nationale… (1894)

Et vous, qui voulez bien être écrasés par les projectiles ennemis, mais non pas par les nôtres ; vous qui souffririez presque autant d'être brusquement abandonnés par les beaux régiments auxquels vous donnez une hospitalité si franche, que de les voir succomber sous vos yeux dans une tâche glorieuse, mais presque impossible ; vous qui vous rendez si bien compte du fâcheux, du douloureux retentissement qu'aurait dans toute la France cette laconique dépêche : « L'ennemi est entré dans Nancy ! »
Source : Gallica

Charles Malo La Question de Nancy et la défense nationale… (1894)

« Si une forteresse située sur la frontière n'est pas complètement prête et hors d'insulte au début des opérations, pourvue de sa garnison et de son armement, mieux vaudrait qu'elle n'existât pas », — n'en est que plus ferme à demander la prompte et complète organisation de la position de Nancy, de façon à ce que, en tout temps, à toute minute, elle soit prête à accueillir l'ennemi de la bonne manière, s'il prend le parti de se frotter au chardon qu'on ne presse pas impunément — Non inultus premor, comme dit votre devise héraldique.
Source : Gallica

Charles Malo La Question de Nancy et la défense nationale… (1894)

Vous savez que c'était la grande préoccupation de Napoléon d'être constamment tenu au
courant de l'effectif de tous ses corps de troupes, homme par homme, garnison par garnison, ou cantonnement par cantonnement. Or, je souhaiterais que, déléguées du souverain actuel, la nation, nos Chambres, ou du moins leurs commissions de l'armée prissent l'habitude de se faire représenter mensuellement les « situations » de tous les corps de l'armée active, non pas, bien entendu, des effectifs bruts ou budgétaires, mais des effectifs réels, des effectifs vraiment présents.
Source : Gallica

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