Général Malleterre 

Résumé

Général Malleterre  Revue des Deux Mondes

« Nous allons reprendre notre Alsace-Lorraine ! » que tout le peuple a couru aux armes d’un cœur unanime. Cependant la France n’aurait pas provoqué la guerre pour recouvrer les provinces si injustement arrachées. Et l’Allemagne aurait pu continuer, l’arme au pied, son œuvre d’impérialisme, si elle n’avait pas trouvé dans la possession même de l’Alsace-Lorraine toutes les possibilités et les facilités de l’agression qu’elle méditait et qui devait lui assurer l’hégémonie du monde.
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Général Malleterre  Revue des Deux Mondes

LA FRONTIÈRE MILITAIRE
DU NORD-EST Entre toutes les conditions d’une paix de justice et de durée, s’il en est une qui apparaisse clairement et soit acceptée de tous les Alliés, c’est bien le retour de l’Alsace-Lorraine à la France. Certes, elle n’est qu’une des conditions de cette paix, si nécessaire à l’Europe et au monde. Et d’autres, aussi graves, aussi indispensables, devront être imposées.
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Général Malleterre  Revue des Deux Mondes

A mesure que s’accroissaient les effectifs allemands jusqu’à atteindre, en 1913, 800 000 hommes, chiffre qui pouvait être porté à 1 million en 1915, — simple affaire de budget, car les classes allemandes et les rengagemens de sous-officiers le permettaient, — le danger montait à la frontière menacée. Notre couverture insuffisante pouvait être crevée sous la pression formidable de l’armée de choc allemande, nos forteresses assaillies et détruites avant d’avoir été mises en complet état de défense, toute notre concentration obligée de reculer dans le désordre de la surprise !
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