Frédéric Kopp

Résumé

Frédéric Kopp Pour l'heure qui va luire (1916)

Par notre régime républicain, par notre civilisation éprouvée, nous sommes le germe pacificateur le plus fécond de l'Europe.
Cependant, il y a des paix craintives que la France ne veut plus subir! Elle ne veut plus labourer l'épée au côté! Elle ne veut plus avoir à regarder anxieusement vers sa frontière de l'Est, toutes les fois que ses voisins querelleurs y feront retentir leurs fanfares guerrières.
L'humilité ne peut pas désarmer l'Allemagne dont l'âme ignore la générosité, et la guerre de 1914-1917 ne fera pas le miracle d'abolir son instinctive et féroce duplicité.
Source : Gallica

Frédéric Kopp Pour l'heure qui va luire (1916)

Ne poursuivons donc pas la paix dans la chimère de l'amitié allemande. (Note P, page 63) .
Depuis que le monde existe, le peuple allemand est le seul qui, de tout temps, nous a continuellement considéré comme son ennemi.
Même quand nous sommes parvenus à le domestiquer, sous Charlemagne et sous Napoléon, il nous est resté hostile, la traîtrise de la race remplaçant la force momentanément absente.
Nous nous devons donc d'exiger de lui la frontière d'où nous le dominerons.
La soif de quiétude qui nous altère ne peut être étancliée que dans les flots de la Moselle et du Rhin.
Source : Gallica

Frédéric Kopp Pour l'heure qui va luire (1916)

Nous nous ignorions; la paix qui mettra fin au conflit actuel nous révélera aussi bons assimilateurs que cette guerre nous a montrés bons guerriers ! Nous n'avons pas perdu le secret de nous faire aimer des populations que nous subjuguons. Que ceux qui paraissent en douter jettent un regard impartial sur la façon dont combattent aujourd'hui dans nos rangs ceux-là mêmes dont les Allemands escomptaient les révoltes. La France a su s'attacher, par les liens sacrés de l'affection et de la reconnaissance, tous ceux qu'en premier lieu elle a dû conquérir de vive force
Source : Gallica

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