Alfred Guignard, Revue des Deux Mondes
“ Entre la capitale de l’Artois et les Allemands, plus rien d’autre que des tranchées vides. Dans la hâte et la nuit, pas de reconnaissance possible d’un terrain qu’il fallait, sur toute chose, occuper. Gagnant vers l’ennemi d’une parallèle à l’autre, puis en pleins champs, tant qu’on trouva place nette, on avança, un bataillon en réserve, deux en ligne. Une meule flambait à l’horizon. Sous l’hypnose de cet unique point rougeoyant, mécaniquement les hommes se resserraient, se tassant dans le rang. ”
