Résumé

C. Ferret Le nouveau Droit de faire la guerre… (1896)

Mais la plus grosse difficulté de l'administration des armées consiste d'abord à donner aux troupes leur nourriture quotidienne, surtout lorsqu'il s'agit d'alimenter des masses d'hommes se chiffrant par des millions.
Pour une nation comme la France, entourée de tous côtés — sur terre et sur mer — d'un cercle d'ennemis irréductibles autrement que par une guerre victorieuse, le problème de l'alimentation des armées doit s'appuyer sur les lois de l'économie domestique, rurale et politique combinées.
Source : Gallica

C. Ferret Le nouveau Droit de faire la guerre… (1896)

Jusqu'à ce jour, c'est dans les écoles des frères de la Doctrine chrétienne que l'éducation physique de l'enfance a produit les meilleurs élèves, avouons-le sans parti pris. Un seul instructeur de gymnastique y dresse facilement des centaines de jeunes enfants, et y obtient des résultats merveilleux de précision dans les mouvements individuels ou d'ensemble.
Cela est dû en partie à un plan sagement calculé sur l'effort à demander chaque jour et sur une discipline faite d'un patriotisme remontant jusqu'à l'époque gauloise, et doublée de la croyance en Dieu et à l'immortalité de l'âme.
Source : Gallica

C. Ferret Le nouveau Droit de faire la guerre… (1896)

En tout cas, nous avons la certitude absolue de la valeur intrinsèque des conscrits de France pour réaliser tous les progrès militaires qu'on demandera à leur bon et robuste patriotisme : il faut être sorti de leurs rangs pour bien les connaître et savoir enfin qu'ils sont tous capables de se transformer avec une facilité étonnante en moins d'une année en troupiers d'élite si on leur fait exécuter progressivement des travaux se rapprochant de ceux de la guerre véritable : le Français, par la nature de son caractère impétueux, est plus guerrier que militaire dans le sens absolu du mot.
Source : Gallica

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