Résumé

Various L'Illustration, No. 3730, 22 Août 1914

Les cyclistes résistèrent magnifiquement. Leurs officiers les commandaient avec le même calme que s'ils eussent été à l'exercice. Le flegme belge n'a rien à envier au flegme britannique, cette élégante possession de soi-même et ce dédain superbe des contingences.
Les Allemands s'étaient vite rendu compte que ceux qui se dressaient devant eux étaient peu nombreux. Ils lancèrent leur cavalerie en trombe: «On nous envoya au feu comme à la manoeuvre, comme s'il n'y avait pas de balles dans les fusils», devait déclarer plus tard un de leurs officiers blessés.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3730, 22 Août 1914

Ils se replièrent,--non sans que deux d'entre eux fussent allés, sous le feu, faire sauter le pont de Haelen. Ils avaient admirablement rempli leur rôle.
L'avantage se manifesta bientôt nettement du côté des Belges. Quelque flottement se fit sentir chez les Allemands, dont la cavalerie, tenue sous le feu des canons de nos alliés, était immobilisée; ce fut surtout un duel d'artillerie.
Le tir des Belges était, au contraire, d'une précision merveilleuse: on en eut la preuve à l'heure de la retraite, où un seul canon ennemi continuait de tirer, les autres étant sans doute en mauvais point.
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Various L'Illustration, No. 3730, 22 Août 1914

C'était un mot d'abattement, de désespoir et de sépulcre, un mot qui glaçait le coeur et tranchait la gaieté. Jamais personne n'a pu rire en disant: la Pologne... On devenait grave et réfléchi à son accent, en sa présence, comme devant un moribond qui ne peut pas mourir. Il y avait enfin au-dessus des mille sentiments qu'agitait l'idée de Pologne, et, les dominant tous, une gêne affreuse, une peine secrète, la conscience d'une injustice accablant à la fois ceux qui en étaient les victimes innocentes et ceux qui en étaient les exécuteurs pensifs et apitoyés...
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