Pierre Durand

Élements biographiques

Pierre Durand Les Français à Buchenwald et à Dora… (1977)

Dans ces conditions épouvantables du camp nazi, la Résistance fut plus belle encore, peut-être, qu'en toute autre circonstance. C'est son esprit qui a sauvé l'esprit. C'est son courage qui a permis le courage. C'est son moral qui a sauvegardé la morale. Si bien des hommes ne sont pas tombés au niveau de la bête, s'ils se sont comportés en frère et non en loup à l'égard de leurs camarades de détention, alors que tant de misère poussait à l'égoïsme et au crime, c'est à la Résistance qu'on le doit.
Source : Gallica

Pierre Durand Les Français à Buchenwald et à Dora… (1977)

Nous, ceux de Buchenwald, Russes, Français, Polonais, Tchécoslovaques et Allemands, Espagnols, Italiens et Autrichiens, Belges et Hollandais, Luxembourgeois, Roumains, Yougoslaves et Hongrois, nous avons lutté en commun contre les SS, contre les criminels nazis, pour notre libération.
Une pensée nous anime :
NOTRE CAUSE EST JUSTE, LA VICTOIRE SERA NOTRE.
Nous avons mené en beaucoup de langues la même lutte dure et impitoyable. Cette lutte exigeait beaucoup de victimes et elle n'est pas encore terminée. Les drapeaux flottent encore et les assassins de nos camarades sont encore en vie.
Source : Gallica

Pierre Durand Les Français à Buchenwald et à Dora… (1977)

Et puis, par malheur — par eux et pour eux — les socialistes, les communistes et d'autres antifascistes allemands n'avaient pas toujours su s'unir entre eux pour opposer, dans les camps comme ailleurs, un front uni de résistance à la machine exterminatrice des nazis. Chaque groupe s'était replié sur lui-même, se méfiant des autres. Chacun pensait qu'il ne pouvait trouver qu'en lui-même des hommes de confiance absolue. Les communistes allemands eux-mêmes pensèrent longtemps qu'il ne saurait être question d'associer à leur lutte d'autres déportés étrangers que des communistes.
Source : Gallica

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