Ouvroir

Définition et enjeux

Portrait de Ovide Ovide,  Les Amours/Traduction Séguier

“ Je parle, et dans ton lit l’onde à l’onde s’ajoute ;
Pour sa masse il est trop mesquin.
Que t’ai-je fait ? Eh quoi ! mettre à ma joie un frein,
Brutalement barrer ma route !
Encor si légitime et noble tu coulais,
Si ton nom valait en ce monde :
Je ne t’en sais aucun... empruntée est ton onde ;
Tu n’as ni sources ni palais.
Ta source, c’est la pluie ou la neige fondue,
Présents de la froide saison.
L’hiver, tu n’es qu’un cours surchargé de limon,
L’été, qu’une aride étendue.
Quel voyageur alors, à ta coupe buvant,
Put dire : « A jamais qu’on t’honore ! »
”
Source : Wikisource

Eugène Orrit,  Les soirs d'orage (1841)

“ LA FÉE ET LE CHEVALIER,
Tout dort : le ciel est sans nuage; Déjà l'astre pâle du soir Argente le lointain feuillage, L'onde et le sable du rivage, Les faîtes brisés du manoir.
Du torrent qui gronde et bouillonne, Et pousse au loin ses larges eaux, Seule, la grande voix résonne : Avec un bruit sourd, monotone, Les flots retombent sur les flots.
Mais aux profondeurs des arcades Tout est désert; ni feux, ni sons : Rien sous les grêles colonnades, Rien aux coquettes balustrades, Où pend la mousse en verts festons.
”
Source : Gallica

Portrait de Juste Olivier Juste Olivier,  Poèmes suisses . Par J. Olivier (1830)

“ Comme au souffle du vent, s'engouffrant dans les bois, Chaque arbre s'entrechoque et répond à la fois, Par un mugissement, à la voix de l'orage Qui trouble le sommeil de leur épais feuillage ; Ainsi, devant Ulric , la foule, en ce moment, Poussait des cris de blâme ou d'applaudisement. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature