Jean-Philibert Berjeau Le Commanditaire, drame en 1 acte et en vers… (1838)

BERNARD.
Croyez qu'il m'est pénible Et que.
OBERLAND.
Convenez-en ; vous êtes de moitié Dans la verte leçon que certaine amitié M'attirait à l'instant. Avec votre air sévère Vous jouez à ravir le rôle de beau-père.
Vous vous posez fort bien ; mais on m'a pardonné, Ne l'avez-vous pas vu?. Je suis fort étonné De vous voir conserver après cette assurance Un air si solennel; que faut-il que j'en pense?
Expliquez-vous de grâce !
BERNARD.
Un intérêt maudit En ce moment fatal devant vous me prescrit
De garder le silence.
OBERLAND.
Ah! c'est me faire injure Que de douter de moi.
Source : Gallica

Jean-Philibert Berjeau Le Commanditaire, drame en 1 acte et en vers… (1838)

BERNARD, DE LA ROZIÈRE, OBERLAND, caché.
BERNARD.
Ah! monsieur, vous voici, Je vous cherchais.
DE LA ROZIÈRE.
Chez vous j'allais me rendre Pour vous faire un reproche.
BERNARD.
Ah!
DE LA ROZIÈRE.
Oui, je viens d'apprendre Que monsieur d'Oberland est par vous éconduit.
BERNARD.
C'est vrai.
DE LA ROZIÈRE.
Que son amour au désespoir réduit Ne sait à quel motif attribuer l'injure D'un si prompt changement, d'une telle rupture Qu'on ne peut expliquer.
BERNARD.
Ah! vous croyez.
Source : Gallica

Jean-Philibert Berjeau Calomnies de la presse réactionnaire sur l'insurrection de juin… (1849)

Il y a longtemps que nous demandons pour la presse la constitution d'un jury d'honneur chargé de flétrir le mensonge et la calomnie. Nous réclamons plus que jamais la création de ce tribunal, qui aurait lieu d'exercer maintenant sa sévérité. Raconter, après juin, que des poignets, des têtes avaient été coupés par les insurgés, des balles, des cigares, des verres d'eau-de-vie empoisonnés, etc., c'était faire acte de mauvais citoyen, alors même que ces affreux détails eussent été vrais.
Source : Gallica

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