Vallée Noire

Définition et enjeux

Portrait de George Sand George Sand Oeuvres illustrées de George Sand

La Vallée-Noire s'arrête par là à Cluis. De cette hauteur on plonge sur deux versants bien différents. L'un sombre de végétation, fertile, profond et vaste, c'est la Vallée-Noire: l'autre maigre, ondulé, semé d'étangs, de bruyères et de bois de châtaigniers. Ce pays-là est superbe aussi pour les yeux, mais superbe autrement. C'est encore le ressort du tribunal de La Châtre, mais ce n'est plus la Vallée-Noire. Plus vous avancez vers le Pin et le cours de la Creuse et de la Gargilesse, plus vous entrez dans la Suisse du Berry. La Vallée-Noire en est le bocage, comme la Brenne en est la steppe.
Source : Gutenberg

Portrait de George Sand George Sand Le Secrétaire intime — Mattea…

Dans d’autres contrées moins grandioses, elle se fait coquette dans les détails, et inspire des passions au paysagiste. Mais elle n’est ni farouche ni prévenante dans la Vallée-Noire : elle est tranquille, sereine, et muette sous un sourire de bonté mytérieuse. Si l’on comprend bien sa physionomie, on peut être sûr que l’on connaît le caractère de ses habitants. C’est une nature qui ne se farde en rien, et qui s’ignore elle-même.
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Portrait de George Sand George Sand Le Secrétaire intime — Mattea…

Faites courir une ligne circulaire, partant, si vous voulez, de Cluis-Dessus, qui est le point de mire de tous les horizons de la Vallée-Noire, et faites-la passer par toutes les hauteurs qui enferment et protègent notre bocage. Du côté de Cluis, toutes les hauteurs sont boisées, c’est ce qui donne à nos lointains cette belle couleur bleue qui devient violette et quasi noire dans les jours orageux.
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