Résumé

Portrait de Ovide Ovide,  Les Amours/Traduction Séguier

“ Je parle, et dans ton lit l’onde à l’onde s’ajoute ;
Pour sa masse il est trop mesquin.
Que t’ai-je fait ? Eh quoi ! mettre à ma joie un frein,
Brutalement barrer ma route !
Encor si légitime et noble tu coulais,
Si ton nom valait en ce monde :
Je ne t’en sais aucun... empruntée est ton onde ;
Tu n’as ni sources ni palais.
Ta source, c’est la pluie ou la neige fondue,
Présents de la froide saison.
L’hiver, tu n’es qu’un cours surchargé de limon,
L’été, qu’une aride étendue.
Quel voyageur alors, à ta coupe buvant,
Put dire : « A jamais qu’on t’honore ! »
”
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Portrait de Ovide Ovide,  Les Amours/Traduction Séguier

“ Laboureurs, bénissez Cérès, le dieu des vignes :
Lutteurs, écuyers, les Gémeaux.
Nous, adorons Vénus et ses archers insignes.
Ô Cypris, abrège mes maux,
Éclaire ma voisine, ordonne qu’elle m’aime !
Vénus d’un signe m’a dit : Oui.
Ce qu’elle m’a promis, confirme-le toi-même :
Je te divinise, ébloui.
Va, par toi je le jure et par ces dieux splendides,
Tu seras ma mie en tout temps.
Mais tes jambes pendaient ; à ces barreaux solides
Tu peux fixer tes pieds flottants.
C’est l’heure des grands jeux : le Préteur aux quadriges
Ouvre la lice ; ils vont égaux.
”
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Portrait de Ovide Ovide,  Les Amours/Traduction Séguier

“ Toi dont le peigne excelle à parer ta maîtresse,
Toi, sa confidente, Napé,
Si propice aux bons tours d’une amoureuse ivresse,
Billets remis, mari trompé ;
Qui souvent m’amenas Corinne encor rebelle,
Toi, mon salut dans mes tourments :
Prends ces tablettes, va les porter à ma belle ;
Triomphe des empêchements.
Un cœur de roc, d’airain, ne fut pas ton partage ;
Les préjugés sont nuls pour toi.
Cupidon dans ses rangs dut te compter, je gage :
Défends donc ta bannière en moi.
Ah ! dis-lui que l’espoir d’une nuit me ravive !
”
Source : Wikisource

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