Résumé

Anonyme Esquisses de la vie et des mœurs des Indiens

Le guerrier mandan jeta sur son intrépide ennemi un regard où se confondaient le respect et l’admiration. Il leva sa tomahawk comme pour frapper ; mais le Sioux ne fit pas le moindre mouvement, sa paupière ne sourcilla pas. Alors l’arme meurtrière s’échappa de la main qui la tenait ; le Mandan découvrit lui-même sa poitrine, et dit : « Je n’ôterai pas la vie à un aussi brave guerrier, mais je prouverai que les Mandans sont aussi des hommes : frappe toi-même ; ensuite prends mon cheval, et fuis. »
Payton Skah persévéra dans sa première résolution
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Anonyme Esquisses de la vie et des mœurs des Indiens

« Je suis un homme, et, de plus, un Dahcotah ; mon nom est Payton Skah : tu dois le connaître. J’ai perdu par les traits de tes guerriers des parens et des amis, et je les ai bien vengés : tu vois que ma tête porte dix plumes de l’aigle de guerre. Maintenant le maître de la vie veut que je meure, et c’est pour cela que je suis ici. Ainsi, frappe et délivre ta tribu du plus grand ennemi qu’elle ait jamais eu. »
Le courage est une qualité que les Indiens mettent au-dessus de tout, et souvent fait tomber les haines les plus invétérées.
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Le Mandan raconta qu’il était allié aux Sioux, attendu que sa mère et sa femme étaient des prisonnières de cette tribu. L’Yankton lui répondit que, puisque le Grand-Esprit ne voulait pas qu’il mourût, il allait travailler à cimenter entre les deux nations une paix solide et durable.
Bientôt le reste de la troupe arriva, et apprit la présence d’un Sioux dans le village. Les femmes poussèrent des cris de rage et de vengeance, et les hommes, agitant leurs armes, se précipitèrent vers la hutte.
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