Aug. Colin, Revue des Deux Mondes
“ L’Égypte ne parviendra à sa plénitude de vie, à son état normal de santé et de richesse, que lorsqu’elle deviendra la route du grand commerce de l’Europe et de l’Inde, soit que les échanges s’opèrent dans son sein, soit que les produits n’y fassent que passer. On ne saurait évaluer à moins de huit à neuf cents millions de francs le commerce annuel de l’Europe et de l’Amérique avec les pays situés au-delà du cap de Bonne-Espérance. Il est évident que le passage permanent d’une si grande quantité de marchandises, de quelque manière qu’on le conçoive, laisserait en Égypte des traces fécondes. ”
