Aug. Colin, Lettres sur l’Égypte. — Industrie manufacturière
“ Au reste, si un Européen voulait fonder une entreprise manufacturière, il ne pourrait guère compter sur l’avenir ; car, l’exploitation n’existant que sous le bon plaisir du pacha, celui-ci serait maître de s’en emparer quand il le voudrait, ce qu’il ne manquerait pas de faire, s’il apercevait qu’il y eût des bénéfices. Cet état de choses paralyse tout développement spontané d’une industrie un peu large, et les Européens ne peuvent exercer en Égypte que des métiers, comme les ouvriers des bazars et des corporations, que Mohammed-Ali n’a pu faire entrer dans sa grande unité. ”
