Résumé

A. Colin Lettres sur l’Égypte. — Administration territoriale du pacha

Le cultivateur égyptien a la conscience instinctive de cet état de choses ; mais il semble pardonner à son souverain ces bénéfices exagérés, à raison de l’emploi qu’il en fait pour assurer l’indépendance nationale. En Égypte, comme partout, c’est l’industrie qui paie la guerre. Ce que Mohammed-Ali gagne par le monopole, il aurait été obligé de le demander par l’impôt ; et certes, les fellahs eussent été dans l’impossibilité matérielle de payer ce surplus, si, par l’organisation nouvelle de la propriété et de l’agriculture, la richesse du pays n’eût pas éprouvé une égale augmentation.
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A. Colin Lettres sur l’Égypte. — Administration territoriale du pacha

On voit donc qu’il est en bon chemin de devenir propriétaire général de tous les bâtimens, maisons et constructions de l’Égypte ; car, en vérité, les cahutes des fellahs, qu’ils maçonnent eux-mêmes en quelques jours, qu’un peu de pluie démolit, que l’on habite ou que l’on abandonne à volonté comme un trou de taupe, ne méritent pas le nom de propriété immobilières, et il est peu probable qu’aucun souverain pense jamais à s’en emparer.
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Aussi l’Européen est-il pour l’Égyptien le symbole de l’argent et de la liberté qu’il procure. Une seule chose répugne à l’Égyptien, c’est que l’Européen, comme le juif, prête à intérêt. Les cheyks de religion, les marchands des bazars, les ouvriers occupés aux petites industries, et dont le salaire et la position sont restés libres, sont du parti de la propriété mobilière contre le monopole.
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